Julien Ribot is a director, a visual artist, a composer and a writer.

He composed 4 albums, directed videoclips, and also designed his own record covers. He collaborated with many artists such as Philippe Katerine, Woodkid, Alain Chamfort, Joana Preiss as well as symphonic orchestras.

 Its axis of work has expanded over the last 3 years to orient itself towards large scale immersive in situ, notably for the Nuits Blanches.

 Julien Ribot works in a will to create a magical wonder in interaction with the public where senses should be reversed such as Eyes listen and ears see.

 Currently, Julien Ribot works on several creative projects in situ with the Museum of Modern and Contemporary Art in Nice, La Villa Médicis and La Villette and is writing his first feature film for which he is also composing the music.

 

Presentation

 

Julien Ribot is a French singer-songwriter and visual artist, whose world is situated on the edge of pop music, experimental animation film and contemporary art, using a certain grammar of psychedelism.

 

In his creations, melody is predominant, the canvas of the story that is told well before the lyrics. "Mesmerizing ", as the Anglo-Saxons might say, it bewitches us and invites us to moments of ecstasy. Set in a rhythmic architecture that is either atmospheric or dazzling, the melody is carried by precise arrangements that brings out the depth of elaborate harmonies. Julien Ribot's singular poetic and lyrical universe (sung in French or English) allows him to sublimate accidents and mishaps through improvisation, automatic writing and even symbolism of numbers, or by using William S. Burroughs' famous cut-up technique.

 

Julien Ribot likes to intertwine worlds that don't usually meet up: create musical "dis-arrangements" rather than arrangements.

 

Since 2015, Julien Ribot has been working on creating performances combining drawings, projections, experimental animation films and live music.

 

Somewhere between the realm of performance and projections of animated films - made image by image by the artist himself -, Julien Ribot convene its audience to challenge their senses and perceptions, making them an angular stone of the proposition. He is looking for driving carefully his audience to the wonder, through a certain state of watchfulness. The synthesis of music and projections that magnify architecture and perspectives, then makes its effect, to become a truly holistic proposal. From parallax effects to coloured creatures, we let ourselves be drawn, and embark beyond our limits, to explore and experience together a new condition of being. As in Henri Michaux's poem, Julien Ribot seeks through his creations to elaborate a "case of magical spontaneity" using syntax mixed with architecture, video mapping, animation film and sound creation (concrete and pop music).

 

These devices are the result of both theoretical and practical work. He often starts from the material of his dreams and helped by the concepts of coalescence, synesthesia, the fondness for experimentation and symbolism, he is looking for his/our senses to shift towards harmony or even accident. By mixing visual arts and music, Julien Ribot transgresses artistic “genres “, and participates in the decompartmentalization of these artistic disciplines. He thus builds bridges between sounds and images, offering his audience to vibrate with his images at the same time as they visualize his music, without losing sight of the fact that the instantaneity of the image does not always correspond to the listening time of the music. It is therefore a question of soliciting the public to restore this gap in the experience, and create new connections, new synergies, new logical or sensitive links. As Philip Glass said:"The content is not in the work but in the transaction between the work and the audience".

 

Julien Ribot, like the very origin of the word psychedelic (from ancient Greek, psyche,"the soul", and dloun,"which makes visible"), proposes us experimental devices whose object is often the revelation of souls. In La Chambre Renversée et Love, we can see examples of the Maieutician project that is at work in his work. His texts mention it: enigmatic, dreamlike and mathematical, they question the construction from the point of view, the perception, the projection. Julien Ribot proposes and accepts that the interpretation and meaning of his work should not be fixed, through appropriation: the relationship of the work with the public is essential to him, in constant evolution according to interconnected subjectivities. It's finally up to the public to take it over, abandoning a static spectator position and letting go of their dreams. 

 

  

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Julien Ribot est un artiste visuel, compositeur, musicien et réalisateur français, dont l’univers se situe à la lisière de la pop music, du film d’animation expérimental et de l’Art Contemporain, en utilisant une certaine grammaire du psychédélisme. Il crée des dispositifs immersifs in situ de très grandes dimensions, intégrant vidéo-mapping et création sonore, permettant d’explorer les mythes réels et fantasmés de lieux/thèmes et de leurs histoires, à travers l’utilisation de cadavres exquis visuels.

 

 

Dans ses créations, la mélodie est prépondérante, elle est l’histoire qu’on raconte bien avant le texte. « Mesmérisante », comme pourraient dire les anglo-saxons, elle nous envoûte et nous convient à des moments d’extase. Sertie dans des architectures rythmiques planantes ou fulgurantes, la mélodie est portée par des arrangements précis qui font ressortir des profondeurs les harmonies élaborées. Grâce à son univers poétique et lyrique singulier (chanté en français ou en anglais), Julien Ribot sait faire la part belle à l’accident par le truchement de l’improvisation, de l’écriture automatique, voire de la symbolique des nombres, ou en utilisant la technique du célèbre cut up de William S. Burroughs. 

 

Julien Ribot aime enchevêtrer des mondes qui ne se rencontrent pas habituellement : créer des dérangements musicaux plutôt que des arrangements, des cut-up exquis visuels, des juxtapositions automatiques dont la logique est basée sur l’intuition. Ainsi les thématiques qu’il explore dans ses créations, sont souvent des utilisés comme points de départ pour questionner la thématique centrale de son travail : la transformation/transmutation.

 

Depuis 2015, Julien Ribot s’oriente vers la création de performances mêlant dessins, projections, films d’animation expérimentale, et musique jouée en live.

 

Il se situe dans le registre de la performance, en créant des projections de films d’animations qu’il fabrique lui-même image par image, et en proposant à son public des expériences qui interpellent leurs sens et leurs perceptions, qui les sollicitent comme une sorte de pierre-angulaire. C’est l’émer-veille-ment, l’état de veille qu’il appelle chez son public. La synthèse de la musique et des projections qui magnifient l’architecture et les perspectives, fait alors son effet, pour devenir une véritable proposition holistique. D’effets de parallaxes en créatures colorées, on se laisse entraîner, et embarquer au delà de nos limites, pour explorer et expérimenter ensemble une nouvelle condition d’être. Comme dans le poème d’Henri Michaux, Julien Ribot cherche à travers ses créations à élaborer un « cas de spontanéité magique » en utilisant les syntaxes mêlées de l’architecture, du mapping video, du film d’animation et de la création sonore (musique concrète et pop).

 

Ces dispositifs sont le résultat d’un travail à la fois théorique et pratique. Il part souvent de la matière de ses rêves et aidé des concepts de coalescence, de synesthésie, de goût pour l’expérimentation et de symbolique, il cherche à faire glisser les/ses sens jusqu’à l’harmonie voire l’accident. En mêlant arts visuels et musique, Julien Ribot s’inscrit dans la transgression des genres, et participe au décloisonnement toujours en œuvre de ces disciplines artistiques. Il construit ainsi des ponts entre sons et images, en proposant à son public d’entrer en vibration avec ses images en même temps qu’ils visualisent sa musique, sans perdre de vue que l’instantanéité de l’image ne correspond pas toujours au temps d’écoute de la musique. Il s’agit donc de solliciter le public pour rétablir ce décalage dans l’expérience, et créer de nouvelles connections, de nouvelles synergies, de nouveaux liens logiques ou sensibles. Comme disait Philip Glass : « Le contenu n’est pas dans l’œuvre mais dans la transaction entre l’œuvre et le public ».

 

A l’instar de l’origine même du mot psychédélisme (du grec ancien, psyché, « l’âme », et dẽloun, « qui rend visible »), Julien Ribot nous propose, des dispositifs expérimentaux dont l’objet est souvent la révélation des âmes/des lieux. On peut voir ainsi dans La Chambre Renversée et Love des exemples du projet maïeuticien qui est à l’œuvre dans son travail. Ses textes en font état : énigmatiques, oniriques et mathématiques, ils questionnent la construction du point de vue, de la perception, de la projection. Julien Ribot propose et accepte que l’interprétation et la signification de son œuvre ne soit pas figée, par l’entremise de l’appropriation : le rapport de l’œuvre avec le public est primordiale à ses yeux, en constante évolution au gré des subjectivités interconnectées. C’est finalement au public de s’en emparer, abandonnant une position de spectateur statique pour se laisser aller à se rêver autrement.

 

 

 

 

 

 

Diplômé de l'École supérieure d'arts graphiques Penninghen en 1995, Julien Ribot entame une carrière d'illustrateur et collabore alors à de nombreux magazines (Les Inrocks, Le Monde, Le Nouvel Obs, etc ...).

En 1998, Julien Ribot rencontre la chanteuse japonaise Kahimi Karie, pour qui il écrit deux chansons : « ? » et « Je dormais sous la neige ». Dans la foulée, il rencontre Philippe Katerine qui s'occupe alors de la compilation Allo la France, Moshi Moshi destinée au marché japonais (sortie en 1999). Philippe Katerine va choisir une de ses chansons pour la compilation. Les chansons écrites pour Kahimi Karie sortiront en 2000 sur TILT (Polydor Japan). Les High Llamas remixeront un des titres de Julien Ribot écrits pour Kahimi Karie.

En 2001, Julien Ribot sort son premier disque, Hotel Bocchi (sortie au Japon puis en France).

Julien Ribot signe sur le label Ici D'Ailleurs cette même année.

S'en suivent trois autres albums, La Métamorphose de Caspar Dix en 2004, Vega en 2008 et Songs For Coco en 2012.

En parallèle de collaborations avec d'autres artistes en tant qu'arrangeur (Alain Chamfort, Woodkid, La Fiancée, Captain Kid), Julien Ribot crée en 2013 avec Nicolas Maury la pièce de théâtre Son Son , commande de la SACD et du Festival d'Avignon (édition 2013). Cette pièce sera jouée au Festival d'Avignon, puis à Paris à La Fondation Cartier, à la Ménagerie de Verre, à la Maison de la Poésie, et à Reims à la Comédie de Reims.

En 2015, Julien Ribot s'oriente vers la création de performances qu'il nomme "films-expériences" mélangeant film expérimental d'animation et musique jouée en live : créations pour les Nuit blanche Paris en 2015 et 2016, MAMAC (Musée d'Art Moderne et Contemporain de Nice) en 2017 pour l'Ouverture du festival Européen du Court-Métrage de Nice,...